Woman

Bohemian Chic

Basée à St Barth, la maison Lolita Jaca fête dix ans d’un style inimitable et cosmopolite.
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Alors que vous fêtez les 10 ans de la marque, comment percevez-vous la Lolita de 2017 – la jeune fille que vous habillez aujourd’hui ?

Faby Jaca: Elle est toujours aussi séductrice, et s’inspire à la fois des années soixante-dix et d’influences modernes. Je la vois comme une nomade qui crée son style vestimentaire au fil de ses voyages. Elle est audacieuse, et aime mélanger les cultures qu’elle a découvertes. Elle est active sur les réseaux sociaux, elle est fougueuse, elle n’a pas froid aux yeux et poursuit ses rêves. 

Votre travail de designer nécessite une innovation constante – vos voyages doivent être une grande source d’inspiration ?

Absolument, je vais souvent en Inde pour travailler dans nos studios de New Delhi. L’Inde est un endroit phénoménal, à la fois pour la fabrication et l’inspiration, le savoir-faire s’y mêle à la magie. 

Lorsqu’on invente, on puise toujours dans d’autres sources. Comment vos centres d’intérêt influencent-ils votre processus créatif?

L’inspiration pour les nouvelles collections vient toujours de mes voyages. Mais je vais puiser dans des sources diverses – ça peut être un livre, de la musique ou même une forme. Le mouvement Art déco et le magasin Biba créé à Londres par Barbara Hulanicki dans les années 1960 ont eu un impact très fort sur moi. Certaines pièces sont directement influencées par le Swinging London légendaire des années 60 – avec un mélange d’art et de pop culture, en clin d’œil aux robes trapèzes du lm d’Antonioni, Blow- Up. L’esprit de liberté des salons bohème de Londres m’a aussi beaucoup inspirée, tout comme les vêtements très amples que l’on voit dans le lm More, de Barbet Schroeder, une ode à l’année 1969. Paris est une source intarissable d’inspiration pour moi – j’aime redécouvrir mes racines culturelles dans la capitale de la mode, ma ville d’origine. C’est important pour moi de créer un lien entre l’exotisme des Caraïbes et le cosmopolitisme de villes dynamiques comme New York. Le jour ou j’ai vu une jeune femme porter un kimono Lolita Jaca sur un jeans à Tribeca, je me suis rendu compte – dans la ville des rêves en plus – que j’avais réalisé le mien. 

Quel a été le moment le plus émouvant de ces 10 dernières années ?

Recevoir les encouragements de designers que j’admire, comme Valentino, Armani, Domenico Dolce ou Frida Giannini. J’ai été très touchée de recevoir les compliments de si grands noms, j’avais l’impression d’être perdue quelque part entre rêve et réalité. C’est très émouvant aussi de voir des gens que vous admirez porter vos pièces, des gens comme Stephanie Seymour, Uma urman, Vanessa Paradis, Catherine Zeta Jones ou la peintre Lola Schnabel, qui est une habituée de St Barth. 

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