Non, la haute couture n'est pas soporifique - L'Officiel
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Non, la haute couture n'est pas soporifique

Les débuts parisiens de Proenza Schouler et Rodarte, les 70 ans de Dior, la Tour Eiffel de Chanel et les archanges de Valentino... Plus électrique que jamais, la semaine de la haute couture a livré son lot d'évènements mondains et d'innovations mode.
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QUATRE AMÉRICAINS À PARIS

C'est la fuite des cerveaux, aux États-Unis. Opposés au gouvernement Trump, Jack McCollough et Lazaro Hernandez de Proenza Schouler rejoignent Paris, tout comme les soeurs Mulleavy, créatrices de Rodarte. Le quatuor investit le calendrier couture pour présenter ses collections de prêt-à-porter printemps-été 2018... bien avant tout le monde, donc.

 

AZZARO EST DE RETOUR

La maison parisienne amorce un virage radical, sous l'impulsion du Français Maxime Simoëns. Riche en pierreries, sensuel à l'excès, le vestiaire s'appuie sur des résurgences du body-consciousness, au plus près des années 1980. Les drapés et plissés, sculpturaux, dessinent une féminité exacerbée.
 

IRIS VAN HERPEN A 10 ANS

Il faut quelques secondes pour identifier le contenu des bassins disposés ça et là, dans la pénombre du Cirque d'Hiver ("No iPhone, please"). Sous leurs airs d'embryons, ce sont bien des hommes qui chantent et jouent sous l'eau, alors que 18 silhouettes d'inspiration biomorphique flottent dans l'air épais. "Les voix liquides de Between Music m'ont submergée. Cela m'a incité à explorer les contrastes entre l'eau et l'air, la lumière et les ténèbres..." À 10 ans, la Néerlandaise vole.

 

DIOR SOUFFLE SES 70 BOUGIES

Sept décennies se sont écoulées depuis la création du New Look par Christian Dior. Cette révolution, et toute l'histoire qui vient ensuite, sont au coeur de l'exposition "Couturier du rêve", inaugurée en grande pompe ce lundi 3 juillet aux Arts Décoratifs. Un peu plus tôt dans la journée, Maria Grazia Chiuri avait dévoilé sa seconde collection haute couture, hommage monochrome à la globe-trotteuse moderne. 

CHRISTOPHE CHANTE POUR RABIH 

Séquence émotion chez Rabih Kayrouz, où les ballerines de Marie-Agnès Gillot (et la presse) chantent et dansent sur "Aline" et "Les Yeux Bleus". Côté mode, le créateur libanais propose six modèles faits pour flotter, dont une robe trapèze jaune néon, à cacher sous un pardessus aux finitions métalliques.

VALENTINO AU SEPTIÈME CIEL

Pierpaolo Piccioli a rhabillé les archanges, à l'Hôtel Salomon de Rothschild. Entre sacré et profane, le vestiaire alterne robes, costumes et capes aux lignes cléricales, twistées d'un rien. Gabriel, Zerachiel et Leliel inspirent cinquante nuances de vert, bleu et rose, travaillées sur de la soie et du cachemire.

 

CARTON PLEIN POUR LAGERFELD

À la barre chez Chanel et Fendi, le designer aura marqué la semaine. Sa nouvelle collection pour Fendi "haute fourrure" lui vaut une standing ovation - fait assez rare pour être souligné. Sur le catwalk : une sorte de jardin merveilleux - iris, marguerites et coquelicots peints à la main sur des capes, robes corolle et manteaux trapèze. 24h plus tôt, au Grand Palais, Anne Hidalgo lui remettait la "Médaille Grand Vermeil" de la Ville de Paris, devant Claudia Schiffer, Kristen Stewart, Cara Delevingne et tous les amis du 29, rue Cambon. 

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