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Breakfast with... Diane von Furstenberg

De passage à Paris, Diane Von Furstenberg nous a donné un rendez-vous matinale dans sa nouvelle boutique de la rue du 29 Juillet, dans le 1er arrondissement. L’occasion d’évoquer son engagement dans le futur Musée de la Statue de Liberté à New York qui ouvrira le 15 mai prochain et pour lequel elle oeuvre.
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Diane von Furstenberg, dans sa nouvelle boutique du 1 Rue du 29 Juillet 75001 Paris.

Etes-vous matinale ?

Oui, je me réveille toujours avec le soleil.

 

Que retrouve-t-on sur votre table de petit-déjeuner ?

Des fruits. Le plus souvent des grenades, de la papaye, du kiwi.

 

Etes-vous plutôt thé ou café ?

Café.

 

Avez qui prenez-vous votre petit déjeuner ?

Seule, par choix.

 

Que faites-vous juste après votre petit déjeuner ?

Je lis mes mails. Et j’essaie de faire une bonne action, depuis mon ordinateur. C’est bon pour le Karma.

 

Un souvenir de petit déjeuner?

Enfant, en Belgique, c’était mon père qui préparait le petit déjeuner.

 

Comment a débuté votre histoire avec la mode ?

Je ne voulais pas particulièrement travailler dans la mode. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire mais je savais quel genre de femme je voulais être et quel genre de vie je voulais mener. Je voulais surtout être indépendante. J’ai d’abord travaillé pour Albert Koski, le producteur. J’étais son assistante. Il était à l’époque agent de photographes. J’ai connu Helmut Newton… Puis j’ai travaillé pour un italien qui avait une usine d’impression.

 

De qui êtes-vous reconnaissante ?

De ma mère. Elle m’a donné la force. Mon père m’a donné l’amour. Et je suis reconnaissante de la relation que j’ai avec moi-même.

 

Qu’avez-vous appris de plus important dans la vie ?

Qu’elle est très courte. Et c’est toujours la même chose, ce qui compte c’est d’être bien avec soi-même. Il faut profiter, remercier.

 

Quel compliment vous a le plus touché?

C’est une question qu’on ne m’a jamais posée… Je dirais que ce qui me fait toujours fait le plus plaisir, finalement, c’est d’inspirer et de donner confiance en soi.

 

Quels sont vos projets pour DVF?

On est retourné au concept original. DVF ce sont des bons numéros pour toutes les circonstances. Pour une femme moderne qui veut travailler, sortir… C’est avant tout le côté pratique mais sophistiqué et joli. L’essentiel avec toujours légèreté et humour.

 

Pourquoi avoir choisi cet emplacement pour la boutique ?

Ma première boutique parisienne était rue d’Alger, juste à côté. Quand on a ouvert à l’époque, je me souviens, Madonna est arrivée. J’ai voulu donner à cette boutique-ci le côté intime et « vestiaire » qui me tient à coeur. J’habite rue de seine, près de l’Académie. Je me rends dans ce quartier à pieds, en prenant le Pont des Beaux arts, en traversant la Cour Carré du Louvre et les Tuileries. J’y suis en cinq minutes.

 

Que représente la France pour vous ?

C’est là que j’ai eu mon premier contact avec la mode. J’avais 9 ans. Je prenais le train toute seule et j’allais rendre visite à ma tante qui avait une boutique rue de la Boétie. Je l’aidais à plier les pulls. Sinon, pour moi, Paris c’est la ville littéraire, ce sont les bouquins, les livres. J’ai eu une maison d’édition à Paris par le passé. Paris, c’est aussi les amis.

 

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans le projet du nouveau musée de la Statue de la Liberté à New York ?

C’est une longue histoire. Cela faisait longtemps qu’on voulait que j’intègre le Board de la fondation qui s’occupe d’Ellis Island et de la Statue de la Liberté. Au début je n’avais pas spécialement envie. J’ai lu beaucoup de livres sur l’histoire et j’ai pris connaissance du rôle de Victor Hugo, de Gustave Eiffel et de beaucoup d’autres qui étaient impliqué. Puis c’est en lisant mon livre que le président de cette fondation m’a convaincu. Il a lu le passage où ma mère qui a été déportée m’a écrit ce mot: « Dieu m’a sauvé afin que je puisse te donner la vie. En te donnant la vie tu m’as rendue la mienne. Tu es mon flambeau de liberté ». J’ai finalement accepté et j’ai soulevé plusieurs millions de dollars pour ce projet. J’ai par la suite participé à un documentaire qui sortira en juillet et un livre publié par Rizzoli qui sortira en mai.

 

Que symbolise la Statue de la Liberté pour vous ?

La Statue de la Liberté appartient à tout le monde. Elle représente la liberté et la mère des exilés. Elle a selon moi un véritable pouvoir et son flambeau peut être vue comme une baguette magique.

 

Que renvoie la notion d’immigration pour vous ?

Elle rime avec tolérance. Mes parents sont des réfugiés. Moi même, je suis une immigrée. Je suis une amoureuse de liberté et de tolérance.

 

Avez-vous toujours été philanthrope?

La philanthropie vient avec l’âge. Ce qui me préoccupe le plus ce sont les femmes. J’ai lancé le DVF Awards il y a près de 10 ans pour rendre hommage aux femmes qui ont fait preuve de leadership, de force et de courage dans leur domaine.

 

Voyagez-vous beaucoup ?

Énormément. Je vis entre New York, la Californie, le Connecticut, et sur mon bateau. Je bouge tout le temps. Je ne reste pas plus de trois jours dans un même lieu. Je fais constamment ma valise. C’est pour cela que j’ai besoin de vêtements faciles et pratiques.

 

Quel est votre havre de paix dans le monde ?

N’importe où pourvu que je sois en contact avec la nature. J’adore les randonnées.

 

Quelles est votre devise ?

Fear is not an option.

 

Que collectionnez-vous ?

Les expériences.

 

Comment vous décrivez-vous?

Guerrière, honnête, énergique, provocatrice, mère, grand mère et amie.

 

Comment vous espérez-vous dans 10 ans?

J’espère être toujours là et j’espère monter une plateforme pour aider les femmes à se réaliser.

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