Art

S'offrir un cœur de pierre de St Barth

L’artiste Roger Moreau caresse les pierres locales dans le sens du cœur.
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Vous qui avez passé plus de vingt ans dans les Caraïbes, pourquoi avez-vous choisi de vivre à Saint-Barth aujourd’hui ?

C’est un lieu chargé de couleurs et de tranquillité où l’esprit peut parcourir tous les paysages sans être pollué par le monde moderne. C’est une île de sourire, tout comme sa forme, et courageuse comme ses habitants. Un lieu de création où les couleurs explosent, les contrastes subjuguent, enveloppés d’un ciel et d’une mer qui ne cessent de jouer de leurs faisceaux.

 

De quelle époque date votre pratique artistique ?

Une rencontre à l’âge de 14 ans, une initiation au monde de l’art, qui ne m’a jamais quitté et que j’ai cultivée. L’amour de l’art, de tous les arts, est vecteur de prises de conscience, d’ouverture des esprits, c’est un des chemins possibles dans notre monde et qui contribue au bonheur. Je l’ai toujours alimenté par ce que je considère être une chance, par des dessins, des peintures, des expositions personnelles.

 

Comment vous est venue l’idée des cœurs de pierre ?

Comment partager ce que l’on aime ? Une pierre, l’humain existerait-il sans elle ? Elle glisse sous nos pieds, nos yeux se posent sur une forme issue de la mer, nous la ramassons doucement, c’est un cœur. Dans ce symbole, nous retrouvons un aboutissement amoureux, un partage de sourires et d’amour, de joies ; j’aide la nature à nous interpeller, à attirer notre regard sur une valeur de partage remplie de symboles.

 

Projetez-vous des grands formats dans la nature ?

L’idée de partage oblige à voir plus grand, plus haut ; avoir un cœur dans son paysage, c’est communiquer un peu de bonheur, de joie. L’Association Cœur Saint-Barth ouvre des perspectives.

 

Où peut-on voir votre travail ?

À Gustavia, à la Space Gallery et au magasin Teck, ou chez moi à Grand-Fond devant le grand rocher où je travaille. 

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